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EURATOM : PARTICIPEZ A L'ENVOI DE COURRIERS AUX RESPONSABLES DE LA COMMISSION EUROPEENNE !
Des ONG de plusieurs pays européens mènent des actions visant à remettre en cause le traité et travaillent à les faire converger pour une plus grande efficacité...

 

Les associations ci-dessous apportent des points de vue complémentaires, selon la situation de leur pays vis à vis du traité :

en Autriche : Plage,Mütter gegen Atomgefahr, Atomstopp Oberösterreich
en Allemagne : Bürgerinitiative Umweltschutz Lüchow-Dannenberg,
au Danemark : NOAH (Amis de la Terre du Danemark),
en France : Réaction En Chaine Humaine (RECH), La CRIIRAD

La présidence de la Commission Européenne ayant échu à l'Allemagne pour 6 mois en juillet 2020, les écrits sont en particulier adressés à sa présidente, Mme Ursula von der Leyen. Le groupe a décidé d'une nouvelle action, invitant les citoyens à envoyer un courrier à différents responsables de la commission européenne, avec pour objectif de provoquer la réforme ou l’abolition d’EURATOM dans le cadre de la Conférence sur l’Avenir de l’Europe (actuellement en cours de préparation par la Commission Européenne, censée démarrer en 2020 pour deux ans, et précisément destinée à définir de nouveaux accords sur l’avenir de la démocratie européenne, avec la participation des citoyens).
C’est ainsi que nous vous invitons à participer à cette action et à la diffuser auprès de vos connaissances, en recopiant le texte ci-après et à l’envoyant par courrier électronique aux responsables de la commission européenne suivants :
Nous vous sollicitons afin de prendre connaissance de la lettre et nous permettre de l'envoyer au plus grand nombre de personnes.
Nous avons besoin de l'engagement de chacun et de tous pour démontrer au travers de cette lettre que le nucléaire n'est pas l'énergie qui sauvera le climat.

Si vous êtes d'accord avec le contenu de la lettre et si vous souhaitez collaborer à notre projet, nous vous remercions de signer et de transmettre cette lettre aux adresses suivantes :

Ursula von der Leyen  la Présidente
ec-president-vdl@ec.europa.eu

Addresse : European Commission
Rue de la Loi / Wetstraat 200
1049 BrusselsBelgium


Le Vice-président Green Deal
frans-timmermans-contact@ec.europa.eu

Le Vice-président économie
Vladis Dombrovskis 
cab-dombrovskis-contact@ec.europa.eu

Johannes Hahn commissaire budget et administration
cab-hahn-contact@ec.europa.eu

Virginijus Sinkevicius commissaire environnement 
pêche et océan
cab-sinkevicius-contact@ec.europa.eu 

Elisa Ferreira commissaire cohésion et réformes
cab-ferreira-contact@ec.europa.eu

Kadri Simson commissaire énergie
cab-simson-contact@ec.europa.eu

Voici la lettre que vous pouvez adresser :

Chère madame ou monsieur,

Je m'adresse à vous en tant que citoyen concerné qui suit de près les décisions politiques concernant notre crise climatique pressante.

Je salue vos efforts pour déterminer quelles activités économiques peuvent être considérées comme durables dans le cadre de la taxonomie de la finance verte de l’UE. Pourtant, j'ai appris que les groupes de pression nucléaires intensifient actuellement leur lobbying pour assurer les futurs flux de capitaux vers l'énergie nucléaire - d'autant plus que l'énergie nucléaire a été exclue d'une liste provisoire publiée en mars 2020.

Je m'oppose fermement à ce que l'énergie nucléaire soit qualifiée de durable. La stabilisation du climat est une tâche urgente. L'énergie nucléaire ne peut y apporter aucune contribution significative car elle trop dangereuse, trop chère et trop sale.

Trop lente. Les énergies renouvelables sont utilisables dès aujourd’hui et réduisent immédiatement les émissions de CO2 alors qu’il faut des décennies pour construire de nouvelles centrales nucléaires. La crise climatique a besoin de réponses mondiales en temps réel. L'énergie nucléaire ne peut littéralement pas suivre le rythme des développements visant à parvenir à une Union européenne neutre en carbone d’ici à 2050.

Trop dangereux. Le nucléaire est vulnérable aux catastrophes naturelles et aux conditions de défaillance humaine ou technique ainsi qu‘aux dommages accidentels ou délibérés. C'est une technologie à haut risque qui ne peut pas être gérée comme l'ont prouvé les tragédies qui en résultent et qui persistent.
A ce sujet Le Dr Alex Rosen, président de l'aile allemande de l'International Physicians for the Prevention of Nuclear War, a récemment souligné dans une présentation que trois accidents nucléaires majeurs, y compris des fusions de cœur, se sont produits en une courte période de 32 ans. En gros un accident tous les 11 ans !

Trop cher. Comme le résume le professeur Paul Dorfmann, un expert de l'industrie nucléaire : « La nouvelle construction nucléaire représente une option technique, réglementaire et d'investissement à haut risque, avec une tendance marquée à des retards importants et à un dépassement des coûts. Des séries d'analyses de marché de fond suggèrent fortement que l'investissement dans l'énergie nucléaire n'est pas rentable - cela vaut pour toutes les gammes plausibles de coûts d'investissement, de coûts moyens pondérés du capital et de prix de gros de l'électricité. La lenteur de la mise en œuvre de l'énergie nucléaire dans le système et son évolutivité limitée à court terme par rapport à d'autres options durables, remettent en question l'efficacité des investissements supplémentaires dans le nouveau nucléaire.

Trop sale. En raison de la radioactivité intense et de l’énergie nucléaire et des risques associés pour les humains et la nature, elle ne peut pas être considérée comme une source d’énergie propre. Cela s'applique à l'ensemble de la chaîne du combustible : de l'extraction de l'uranium à l'exploitation standard présumée jusqu'aux déchets radioactifs.

Quelques chiffres consternants du World Nuclear Waste Rapport 2019 : « Plus de 60 000 tonnes de combustible nucléaire irradié sont actuellement stockés en Europe (hors Russie et Slovaquie). Le combustible nucléaire irradié est considéré comme un déchet de haute activité et constitue la majeure partie de la radioactivité. Au cours de sa durée de vie, le parc de réacteurs nucléaires européens actuellement en exploitation devrait produire environ 6,6 millions de m³ de déchets nucléaires.

Sachant qu'il n'y a pas un seul dépôt de déchets de haute activité opérationnel dans le monde malgré les recherches effectuées depuis 70 ans, les perspectives sont sombres et les questions afférentes pratiquement insolubles.
Parmi toutes les raisons évoquées, j'appelle fermement la Commission européenne à rester de bonne foi dans les recommandations de la taxonomie TEG de l'UE - à savoir que, pour l'essentiel, le nucléaire ne répond pas aux critères d'investissement durable.

Je vous demande de bien vouloir envisager des sources d’énergie sûres, abordables et propres qui sont déjà pleinement disponibles.

Cordialement,